À PROPOS | ABOUT
Où avez-vous grandi, et à quel moment avez-vous compris que vous vouliez devenir photographe ?
J’ai grandi à Monte-Carlo. Très jeune, j’ai pris goût à la création d’images en photographiant mes amis. La révélation est venue en feuilletant Vogue : les photographies de Guy Bourdin et d’Helmut Newton m’ont profondément marqués. Leur vision de la mode, décalée, audacieuse et terriblement créative, a éveillé une passion qui ne m’a plus quitté. Après mes études à l’École Supérieure d’Art Décoratif Villa Arson de Nice, je suis monté à Paris. Très vite, des agences de publicité m’ont confié leurs campagnes : ma créativité les séduisait. J’ai ensuite eu la chance de devenir assistant opérateur d’un grand photographe de mode et de participer à des campagnes Haute Couture pour Yves Saint Laurent, Dior, Chanel, Valentino et bien d’autres. Une formation incomparable qui forge un regard, une rigueur et un véritable savoir-faire. C’est aussi là que j’ai rencontré les grands créateurs, appris le respect du métier, la précision du geste et l’exigence absolue. Une vraie école, presque un entraînement de compétiteur.
Quelle est la photo qui vous représente le mieux ?
Probablement celle qui n’existe pas encore. Je regarde rarement en arrière : je préfère avancer, découvrir, inventer. La création est ma raison de vivre.
Quelle importance accordez-vous à l’esthétique d’une photo et à l’histoire qu’elle raconte ?
Pour moi, l’esthétique n’est qu’une porte d’entrée. Ce qui compte vraiment, c’est ce que l’image revendique, ce qu’elle révèle, ce qu’elle partage — parfois même ce qu’elle bouscule en nous. Une photo peut nous surprendre, nous émouvoir, nous faire changer de regard. Et tout part de la personne photographiée : elle est toujours le personnage principal, celui qui donne vie à l’image.
Ce métier vous rend-il heureux ?
À 100 %, oui. Je ne pourrais rien faire d’autre. J’ai toujours observé le monde avec curiosité et sensibilité. Mes études artistiques ont simplement confirmé ce que je savais déjà : l’image aurait le dernier mot. La mode m’a offert un univers fascinant, où chacun apporte sa part de créativité. Sur un plateau de prise de vue, cette énergie collective est magique.
